Vaccin : n’oubliez pas le papillomavirus!

crop nurse with syringe on beige background

Alors que l’on ne parle que du vaccin contre la Covid19, une campagne de sensibilisation au vaccin contre le HPV a démarré ce lundi. Elle a été carrément oubliée malheureusement au profit de l’actualité Covid.

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Photo by Artem Podrez on Pexels.com

Pourtant, l’infection à papillomavirus (HPV) est l’infection sexuellement transmissible la plus commune. Elle touche près de 80% des femmes et des hommes au cours de leur vie. Cette pathologie serait responsable de 6 000 cancers par an.

Si je vous en parle ici, c’est que deux de mes cancers ont eu pour origine cette saleté de papillomavirus. Et depuis que le vaccin existe, j’essaie d’en parler le plus possible autour de moi.

La plupart du temps, l’infection est transitoire car l’organisme élimine spontanément le virus. Toutefois, dans près de 10 % des cas, l’infection persiste. Elle peut alors entraîner plusieurs années plus tard des lésions au niveau du col de l’utérus. Ces lésions peuvent évoluer vers un cancer.

Le papillomavirus est un virus silencieux. L’infection est le plus souvent asymptomatique. La plupart du temps, le papillomavirus disparait, notre système immunitaire l’élimine de lui-même. Mais, dans 10% des cas c’est 10 ou 30 ans plus tard après l’infection que les cellules cancéreuses apparaissent.

Ce virus peut aussi causer le cancer de l’anus, du pénis, du vagin, de la vulve et de l’oropharynx (gorge, amygdales et base de la langue).

Le virus HPV se transmet par contact des muqueuses ou de la peau, presque exclusivement lors des rapports sexuels, avec ou sans pénétration. Chacun, chacune peut être exposé à une infection à HPV quelle que soit sa sexualité. Puisqu’il peut se transmettre sans pénétration, l’utilisation d’un préservatif protège donc de façon imparfaite.

La meilleure protection est la prévention.

Le vaccin

Depuis 2008, le vaccin est recommandé chez les jeunes filles. Depuis l’année dernière, sur les conseils de la Haute Autorité de santé, la vaccination anti-HPV a été étendue aux garçons.

Le vaccin se compose de deux doses à injecter entre 11 et 15 ans. Un rattrapage est possible entre 15 et 19 ans révolus avec trois doses.Entièrement remboursé par la Sécurité sociale depuis le 1er janvier 2021, il a pour but de freiner l’essor de cette infection sexuellement transmissible avant même que les adolescents ne débutent leur vie sexuelle.

Le dépistage.

Plus jeune, j’ai souvent zappé la consultation de contrôle chez le gynécologue. Il faut reconnaitre que le frottis du col utérin est loin d’être une partie de plaisir. Mais, c’est le seul moyen de dépister d’éventuel HPV, d’analyser de quel papillomavirus il s’agit (ils ne donnent pas tous des cancers) et si le HPV est présent des examens complémentaires pourront permettre de déceler à temps un cancer.

  • de 25 à 29 ans : il est recommandé de réaliser deux examens cytologiques à un an d’intervalle puis 3 ans plus tard si le résultat des deux premiers est normal ;
  • de 30 à 65 ans : il est recommandé de réaliser un test HPV tous les 5 ans, à débuter 3 ans après le dernier examen cytologique normal ou dès 30 ans en l’absence de dépistage antérieur.

Alors, si vous avez des enfants ou petits-enfants en âge d’avoir leurs premiers rapports sexuels, pourquoi ne pas leur en parler?

Si ils se font vacciner tôt, la protection pourrait durer toute la vie. Je trouve que la décision vaut le coup.

Plus d’informations sur ECANCER.FR ou sur l’article du Parisien : Gwendoline Hamon : les cancers liés au papillomavirus peuvent être éradiqués.

2 Comments

  1. jai50ansetapres

    Alors je t’explique : Ma fille ainée a contracté le papillomavirus à 21 ans, elle a été opéré, on lui a enlevé une partie de son col de l’utérus. Dans ce contexte j’ai vacciné ses 2 soeurs qui avaient 12 et 14 ans. Ma dernière a contracté une forme de papillomavirus à 24 ans. La gynécologue lui a dit que le vaccin ne la couvrait pas plus de quelques années après l’injection, et qu’en plus, vu la quantité de papillomavirus, le vaccin n’en protège que de 4 !!!!
    Donc c’est encore une vaste fumisterie !!!!

    1. Sophie

      Bonjour Nadine, oui, cela ne protège que contre 4 papillomavirus.Mais déjà tous les papillomavirus ne donnent pas le cancer. Mais, dire que c’est une fumisterie… je comprends que dans le cas de tes filles cela puisse te mettre en colère et que tu n’y crois pas.
      Personnellement, j’y crois comme je crois en tous les vaccins.C’est peut-etre de la naïveté, mais c’est ma façon de voir les choses. J’ai fait vacciner ma fille puisque j’étais bien placée pour savoir ce que ce virus pouvait entrainer (utérus et gorge pour moi).
      Mais, de toutes façons, il y a le vaccin et le dépistage! Le dépistage est tellement important.

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