Où en-êtes vous côté pilosité?

woman in bathtub with water

Dans un contexte « post-confinements » où progressent des pratiques corporelles – comme le “No Poo”, le “No Make-up” ou le “No Bra” – exprimant le même besoin de retour au naturel, le challenge du Januhairy qui invite à se laisser pousser les poils tout le mois janvier peut nous questionner sur les tendances actuelles niveau pilosité.

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Photo by cottonbro on Pexels.com

L’effet confinement sur notre pilosité.

Signe que les pratiques dépilatoires tiennent beaucoup à leur degré de sociabilité et au regard d’autrui dans la gestion de leur apparence corporelle, une Française sur six s’épile moins qu’avant le premier confinement au moins une de ces parties du corps (aisselles, maillot, jambes). Ce taux monte même en ce qui concerne les femmes en télétravail.

Le confinement a desserré la contrainte que le regard des autres fait peser habituellement sur l’image de soi au point d’atténuer la crainte d’être stigmatisé pour « négligence » dans son apparence.

Personnellement, j’ai laissé vivre mes poils. 🙂 Bon, étant blonde avec une pilosité très légère, je ne suis pas du tout gênée. Et quel temps de gagné!

La question intéressante est : est-ce que cette tendance n’est du qu’à un relâchement durant le confinement ou bien est-ce un mouvement qui va perdurer?

Environ une Française sur deux pourrait cesser toute dépilation du maillot et des jambes mais elles sont moins d’une sur cinq à pouvoir le faire toute l’année, la plupart estimant qu’elles ne pourraient pas garder des poils durant les saisons où ils sont plus visibles.

Comme le montre cette étude de l’IFOP, la pression est bien plus présente envers les femmes que les hommes. Cela a toujours été, une femme qui laisse ses poils de jambe pousser est forcément vue comme une femme qui se laisse aller. Alors, qu’un homme, à part un torse vraiment très fourni (chemise ouverte) ou bien des aisselles dont les poils dépasseraient outrageusement, on ne dit trop rien sur le reste. Et parfois, c’est même apprécié!! Ah l’image de l’homme viril et velu!! 😀

La pilosité reste un puissant marqueur de différenciation entre les sexes.

tendances au niveau de la pilosité pour les femmes et les hommes

L’enquête brise également certaines idées reçues liant par exemple le désir masculin à l’absence de pilosité féminine. Contrairement à certains clichés, le maintien d’une pilosité chez une femme ne constitue  pas un frein au désir sexuel masculin : la grande majorité des hommes attirés par les femmes déclarant qu’ils pourraient faire l’amour avec une femme non épilée au niveau des aisselles (66%) ou des jambes (61%) mais aussi à l’état brut au niveau pubien (70%).

Apparemment, si l’on en croit les études, les femmes résistent.

Comme pour d’autres « rituels beauté » boostés par le confinement (cf “No Poo”, “No Make-up”, “No Bra”), le recul de la culture anti-poils s’inscrit dans une tendance de fond à laquelle ne sont sans doute pas étrangers les divers appels au retour au naturel et la réappropriation corporelle et au body-positivisme.

Mais, ce mouvement vers plus de naturel se fait à petit pas car la pression pour la dépilation est encore existante et très pesante. Par exemple, au niveau de l’épilation intime, l’idée qu’il est plus hygiénique pour une femme de s’épiler intégralement a la peau dure… c’est le cas de le dire.

Vous pouvez retrouver toutes les données de cette étude intéressante sur ce lien : Etude IFOP pour Charles.co

Et vous, est-ce que le confinement a fait évoluer vos habitudes d’épilation?

7 Comments

  1. Filimages

    Ce qui est étonnant dans le sondage, c’est que les femmes et les hommes ont sensiblement les mêmes avis.
    De mon point de vue d’homme (et de photographe nude-art), chez une femme, les aisselles poilues ne me gênent pas. Les jambes velues me “choquent” plus. J’ai du mal avec ça. Je n’ai aucune préférence parmi toutes les tailles du pubis (triangle, rectangle, trait, etc… ou même rien/lisse). Seule la forêt vierge qui s’étend du nombril jusqu’à mi-cuisse ne m’enchante pas ! Le tablier de sapeur n’a toujours pas la cote.
    Après, il faut bien avouer que les modèles qui posent nues viennent rarement avec des oursins sous les bras et de la fourrure sur les jambes. Quant au pubis, il a toujours droit à une coupe plus ou moins sévère avant de venir dire bonjour à mon objectif. Et pourtant, je n’impose jamais rien (sauf ce fameux tablier de sapeur que je bannis).

    1. Sophie

      Tu me fais sourire :).
      Moi aussi, du poil sur les jambes, j’ai tendance à être choquée, mais une autre partie de moi se dit : mais pourquoi les hommes ont le droit! 🙂
      J’ai longtemps opté pour un pubis lisse, mais c’était pour faire plaisir à mon partenaire plus que mon choix véritable.

      1. Filimages

        Ce n’est pas une question de droit. Il n’est pas interdit aux hommes de porter un porte-jarretelles, mais pourtant… 😉
        Sur le même principe, les femmes ont “gagné” le droit d’être torse nu à New-York, comme les hommes. Mais pourtant, on n’en voit aucune qui prend ce droit. La liste est longue…
        L’homme que je suis n’est pas fan non plus du pubis lisse. Le photographe que je suis y voit cependant un grand avantage : Cela permet de dés érotiser une photo qui aurait été plus érotique si les poils avaient été visibles (et donc plus sujette à la censure). Comme quoi, les poils, c’est sexy ! 🙂

  2. Pimprenelle

    Le confinement, ni les saisons ne changent rien pour moi ! Je me rase régulièrement et j’ai toujours la peau douce ! En plus, plus ça va, moins il y en a ! Bisous sophie

    1. Sophie

      Ah oui, c’est clair avec l’âge il y en a de moins en moins!! bonne soirée Valérie!!

  3. Bouchine

    J’avoue qu’en ce qui me concerne c’est carrément l’effet inverse!!! J’ai toujours eu une sainte horreur des poils et dès que j’ai pu (il y a plus de 15 ans car j’ai commencé en Espagne où c’était moins cher) je me suis fait épiler définitivement les aisselles au laser.
    J’ai commencé le maillot mais ça faisait si mal que j’ai espacé puis arrêté les séances … Et – venons-en au fait – le premier confinement m’a plutôt donné envie de reprendre cette épilation car je me suis dit :  « Si on est bloqué à la maison autant être débarrassé de cette corvée une fois pour toute ! » (comme pour les cheveux avec les racines ! Si seulement on pouvait avoir un truc définitif aussi!!!)
    Et du coup je vais reprendre l’épilation du maillot… d’autant que si on veut le faire il vaut mieux le faire avant le blanchissement des poils (#minuteglamour)
    Bisous Sophie!!!

    1. Sophie

      Tu me fais rire avec le blanchissement des poils :).
      Pour les aisselles, j’ai beaucoup de chance, les traitements de mon cancer de 2008 m’ont fait une épilation définitive!! 🙂 Donc, depuis 2008 je ne me suis jamais épilé les aisselles.
      Les jambes, mes poils sont si blonds qu’il faut vraiment regarder de près pour les voir, mais je le fais quand meme parfois.
      Quant au maillot, pour le moment, je laisse pousser, j’égalise juste parfois 🙂
      bisous Bouchine

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