Et si vous deveniez écrivain avec Rocambole.

Rocambole edition numérique

Selon une étude, 79% des Français aiment écrire et 83% entre eux pense qu’il est difficile de trouver un éditeur pour se faire publier. Effectivement, le monde de l’édition classique est souvent perçu comme fermé – un entre-soi réservé pour les grands talents avec les meilleures formations. Rocambole, une start-up, qui propose des séries littéraires, a crée un pool d’auteurs avec des méthodes proches de Netflix ou d’HBO, mais appliquées à la littérature.

Rocambole, vous connaissez? Pour certains c’est le Netflix de la lecture, pour d’autres c’est le retour des romans feuilletons. C’est la possibilité de lire n’importe où, n’importe quand sur l’application, lecture par épisodes de 5 minutes, avec un catalogue très varié à la clef.

Rocambole edition numérique

Rocambole, c’est aussi la possibilité de devenir auteur. J’ai eu la chance de poser quelques questions à Julien Simon, cofondateur de Rocambole.

La team Rocambole
La team Rocambole
  • Est-ce que beaucoup de Français s’intéressent à l’écriture ? Et pourquoi ?

C’est même, pourrait-on dire, une passion très française ! Notre pays entretient une relation à l’écrit très passionnelle. Dans un sondage de 2018, 79% des sondés déclaraient aimer écrire, avec un taux de 84% pour les femmes. Chez les jeunes, 36% des 18-24 affirmaient aimer écrire de façon régulière. Aussi, plus de la moitié des Français disaient avoir déjà écrit un livre ou en avoir l’intention. C’est énorme ! Des dizaines de milliers de livres sont édités ou autoédités chaque année, mais il y en a aussi des millions qui ne connaîtront jamais d’autre public que le cercle proche des amis et de la famille. Chez nous, sans doute plus que dans n’importe quel pays ou culture, la littérature et la lecture sont des véritables marqueurs sociaux. La lecture est également vue comme un moyen d’ascension intellectuelle et sociale. Nous possédons un patrimoine phénoménal dans lequel beaucoup ont envie de s’inscrire, dans une forme de quête de postérité : chez nous, être écrivain est un destin des plus enviables. Dans ces conditions, il est normal que les Français se passionnent pour l’écrit.

  • L’édition numérique a le vent en poupe, que proposez-vous chez Rocambole ?

Nous proposons avant tout un format innovant : celui de la série littéraire, qui s’inscrit dans des usages numériques de plus en plus fragmentés et des temps d’attention de plus en plus rares. Pouvoir lire son histoire épisode par épisode, par tranches de quelques minutes, et obtenir la satisfaction d’être arrivé au bout de son épisode sans avoir été interrompu par une notification ou un facteur extérieur est très satisfaisant. Notre catalogue de séries, plus d’une centaine à ce jour, se plie aux contraintes des lecteurs d’aujourd’hui en leur offrant une narration adaptée à leurs usages, sans transiger sur la qualité littéraire. C’est une gageure au quotidien, mais il est tellement gratifiant de lire que telle utilisatrice ou tel utilisateur a retrouvé le goût de la lecture grâce à Rocambole que le jeu en vaut la chandelle.

  • Comment définir un Pool d’auteurs ? A qui est-il ouvert ?

Notre pool d’auteurs, ou plus précisément notre Fabrique, comme nous aimons à la définir, est constituée d’une trentaine d’auteurs et de scénaristes professionnels ou ayant vocation à le devenir. Il s’agit de créateurs se mettant en disponibilité pour Rocambole, et qui travaillent de façon quasi exclusive à la création de nouvelles séries littéraires pour enrichir le catalogue. Nous travaillons sur la base de pitchs et de synopsis, comme au cinéma ou à la télévision, avant que les auteurs ne s’en emparent et commencent la rédaction. Le travail peut aussi bien s’effectuer en solo qu’en équipe. En cela, la Fabrique ressemble aux « writers rooms » des séries télévisées américaines. Le but : produire facilement et rapidement ses séries à lire dans l’air du temps.

  • Quelles qualifications pour être écrivain ? 

Chez Rocambole, les auteurs de la Fabrique sont triés sur le volet pour leurs qualités d’écriture, mais aussi pour leur capacité à se plier aux contraintes (par exemple, écrire sur un sujet donné) et leur capacité d’écrire rapidement. C’est une sorte de trio gagnant, qui est finalement très rare. C’est pour cela que nous ouvrons régulièrement les candidatures, mais nous ne retenons qu’une portion infime des postulants : au dernier appel, nous avons reçu plus de 200 candidatures et n’en avons retenu que 10.

Mais on peut aussi envoyer un manuscrit à Rocambole sans vouloir intégrer la Fabrique. Pour cela, il suffit d’avoir un bon texte sous la main et de nous l’envoyer via le formulaire dédié sur notre site. Nous étudions et répondons à toutes les propositions.

Plus généralement, s’il faut sortir du seul cadre de Rocambole, je crois que la qualité principale d’un écrivain, au-delà du style et de la capacité à raconter qui s’obtiennent surtout en lisant beaucoup et en s’inspirant des autres, est la persévérance. Il y aura beaucoup de refus, car beaucoup de textes sont écrits et que la concurrence est rude. Mais s’entêter à proposer ses textes, à les envoyer, à les publier, et chercher ses lecteurs de façon inlassable… voilà la seule clef du succès, au final, quand on est écrivain.

Et vous, avez-vous des envies d’écriture? Y avez-vous pensé un jour?

One Comment

  1. Sabrina

    J’aime beaucoup écrire. J’ai commencé la bio de ma grand-mère qui est assez incroyable. Ordinaire pour les femmes de sa génération et de mêmes origines et pourtant incroyable.
    Mon problème est que je suis très lente.

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